The biological retina represents changes in light intensity and communicates them to the brain by means of spikes. Similarly, event-based cameras mimic the way the biological retina processes visual information: each pixel independently reports brightness changes as asynchronous temporal events. This differs from conventional cameras, which capture static images at fixed intervals. This event-based paradigm enables novel visual computations with high speed, low latency, and energy efficiency. I will highlight recent work applying event cameras to tasks such as visual odometry, motion detection, or gesture recognition. The goal is to demonstrate the benefits for computer vision of emulating biological principles inspired by neuroscience, but also to deepen our understanding of visual processes.
Les objectifs sont : – mieux comprendre la fonction de la perception visuelle en explorant certaines limites ; – mieux comprendre l’importance de l’aspect dynamique de la perception ; – mieux comprendre le rôle de l’action dans la perception.
L’Association Polly Maggoo http://www.pollymaggoo.org/ met en place tout le long de l’année, des actions de culture scientifique et artistique en direction du grand public et des lycées, au cours desquelles l’association programme des films à caractère scientifique. Les projections se déroulent en présence de chercheurs et/ou de cinéastes dans la perspective d’un développement de la culture cinématographique et scientifique en direction des publics scolaires. Le samedi 6 octobre et le mercredi 10 octobre, je suis venu échanger au côté de Serge Dentin autour de films traitant du rapport fiction/réel, des illusion visuelles (" Qu’est ce qu’une image? “), des rapports d’échelles, de la perception, … et qui sont projetés lors de la séance, avec tout public (samedi) ou des élèves de lycée (mercredi). Une occasion aussi de parler du métier de chercheur.
Les illusions visuelles sont des créations d’artistes, de scientifiques et plus récemment, grâce aux réseaux sociaux, du grand public qui proposent des situations souvent incongrues, dans lesquelles l’eau remonte une cascade, les personnes volent dans les airs ou des serpents se mettent à tourner. Au-delà de leur indéniable coté ludique, ces illusions nous apprennent beaucoup sur le fonctionnement du cerveau. En tant que chercheur en Neurosciences à l’Institut de Neurosciences de la Timone à Marseille, je vous dévoilerai des aspects du fonctionnement du cerveau qui sont souvent méconnus. En particulier, nous verrons pourquoi un magicien peut tromper nos sens ou comment des objets peuvent voyager dans le temps. Surtout nous essaierons de comprendre le fonctionnement de notre perception visuelle sur les bases d’une théorie de la vision non pas comme une simple caméra qui enregistre des images mais comme un processus actif en relation avec le monde qui nous entoure.
We stand at a point in history where our phones have become smart but lack a feature which prevails in most forms of living intelligence: vision. The ability to see is indeed an essential facet of intelligence which is developed in an autonomous manner even in young human infants. I will focus here on a particular problem: how do we estimate motion in a visual image? I will explain why for this problem, it is crucial to understand how the visual system might overcome temporal delays and will demonstrate at different levels of description, from probabilistic models to neuromorphic hardware, a surprising solution: The visual system models the world and uses the eye to probe this model.
En perception, les neurones « parlent » tous en même temps par de brèves impulsions électrochimiques, générant un mélange de signaux, un bruit. Pourtant c’est par eux que nous pensons, voyons, sentons. Les ordinateurs sont différents, plus rapides. Ils sont construits avec pour modèle la grammaire humaine autour d’une unité centrale, car on imaginait la cognition sous cet angle à leur invention. Le bit est le quantum d’un algorithme mécanique (thèse de Church-Turing). Une théorie tranche par rapport à la précédente, proposée par «von Neumann» : beaucoup d’unités sont présentes dans le cerveau. Comparée à la chaı̂ne logique du langage, dans cet algorithme, beaucoup d’autres chan̂es et logiques se mêlent. Comment vont-elles « parler » entre elles ? Existe-t-il des algorithmes biologiques ?